Prendre la parole sur le don d’organes sur son profil Facebook, c’est désormais possible, grâce
à une application développée spécialement par l’Agence de la biomédecine. Objectif : permettre à chaque adhérent du réseau social de s’exprimer sur le sujet, d’afficher son soutien à la démarche
« Le don d’organes, j’en parle » et d’interpeller ses « friends » sur cette cause.
Grâce à cette application inédite, l’Agence met à profit la puissance de Facebook, lieu d’expression et de conversation devenu incontournable pour promouvoir la démarche légale sur le don
d’organes - dire son choix à ses proches - et aider chacun à la mettre en œuvre dans sa propre famille.
Une application pour comprendre et surtout pour agir
Grâce à l’application « Le don d’organes, j’en parle », chaque adhérent du réseau social Facebook peut désormais :
- témoigner de son soutien à la démarche :
Il faut absolument dire son choix sur le don d’organes post mortem à ses proches - famille, amis
intimes. Selon la loi, ce sont eux qui devront en témoigner en cas de décès. Il faut également demander leur décision à ceux qu’on aime, afin de respecter leur volonté au cas où.
Ce soutien est matérialisé par un badge sur son profil et par des invitations à ses « friends » pour qu’ils installent eux aussi le badge.
- s’exprimer librement sur cette cause, sur le badge même. En signalant par exemple que la « mission est accomplie » ou en cours, ou encore en témoignant de la manière dont cet
échange s’est passé pour lui, de son propre choix sur le don…
- devenir « fan » de cette cause et, par ce biais, accéder à des informations et continuer à mieux comprendre et promouvoir la cause.
- tester ses connaissances sur le don, le prélèvement et la greffe d’organes à l’aide d’un quiz conçu par l’Agence de la biomédecine.
La pénurie d’organes
Le principal obstacle à la greffe est le remplacement, au moyen d’un acte chirurgical, d’un élément du corps humain qui ne fonctionne plus par un élément du corps humain qui fonctionne correctement. Cette technique envisagée par les médecins lorsque plus aucun autre traitement ne marche. est le manque persistant d’organes disponibles, malgré la hausse régulière des prélèvements.
Pour combler ce déficit d’organes, deux voies : le prélèvement de nouveaux profils de donneurs et la lutte contre les refus « par précaution ». Aujourd’hui, près d’un prélèvement possible sur trois est refusé. Le refus émane le plus souvent de familles qui, ne connaissant pas la volonté du défunt, préfèrent refuser le don.
L’augmentation des besoins en greffons
De 2000 à 2008, la greffe d’organes a connu un essor sans précédent en France. Le nombre de personnes prélevées a augmenté de 54 %, le nombre de greffes de 44 %. Malgré cela, le besoin en greffons ne cesse de croître et la hausse de l’activité ne suffit pas à le couvrir. En 2008, 222 patients sont décédés faute de recevoir un greffon ;
L’augmentation des besoins découle en premier lieu du succès de la greffe. Cette technique médicale est en effet de mieux en mieux maîtrisée, avec des résultats en termes de durée et de qualité de vie en constante progression. Les situations dans lesquelles une greffe est recommandée sont de plus en plus nombreuses et diversifiées.
Par ailleurs, le vieillissement de la population favorise les problèmes de santé aboutissant à une greffe.
Chaque année, le nombre de personnes inscrites en liste d’attente progresse. Actuellement, l’attente des patients peut durer des mois, voire des années.
La lutte contre la pénurie
Moins de 1 % des personnes qui meurent à l’hôpital sont en état de mort.
La mort correspond à la destruction totale et irréversible des fonctions de l’encéphale, à savoir l’ensemble
formé par le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral.
Le constat de mort repose sur trois observations cliniques : l’absence totale de conscience et de mouvements, la disparition totale des réflexes du tronc cérébral, l’absence de respiration
spontanée. encéphalique ; or cette source
d’organes représente actuellement 95 % des greffes réalisées en France.
L’Agence de la biomédecine soutient donc le prélèvement d’organes sur d’autres catégories de donneurs : les donneurs vivants et les donneurs décédés après un arrêt cardiaque.
Néanmoins, ces pratiques ne permettent pas de venir à bout du problème de pénurie. Elles concernent quasi-exclusivement le rein. Par ailleurs, elles se limitent à des contextes particuliers : le cercle familial du malade pour le don du vivant ; les hôpitaux qualifiés et équipés pour le prélèvement après un arrêt cardiaque mortel.
Toutes les sources de greffons doivent donc être utilisées au meilleur de leur possibilité.
S’agissant des défunts en état de mort encéphalique, le recensement plus systématique des donneurs potentiels dans les différents services hospitaliers a permis une progression sensible des prélèvements ces dernières années. En 2008, 3 181 défunts susceptibles d’être prélevés ont été signalés par les équipes médicales, soit une hausse de 58 % par rapport à 2000.
Un enjeu clé : limiter le refus des familles « par précaution »
Tous les défunts en état de mort encéphalique qui sont recensés dans les services hospitaliers ne sont pas prélevés. En 2008, seuls 50 % l’ont été.
Pourquoi cet écart ?
Certains défunts en état de mort encéphalique ne peuvent être prélevés pour des raisons médicales ou logistiques. Pour d’autre, le prélèvement est refusé. Soit par le défunt lui-même, qui s’était inscrit au registre national des refus ou qui avait signalé son opposition à ses proches. Soit par la famille qui, faute d’information sur le choix du défunt, refuse le prélèvement d’organes sur leur proche.
Actuellement, près d’un prélèvement possible sur trois est refusé.
Qui peut donner ?
Il n’y a pas d’âge limite pour le don ;
Quand on parle de don d’organes ou de tissus, on fait référence à la volonté de la personne qui va être prélevée. Quand on parle de prélèvement, on fait référence à l’acte médical qui est rendu possible par le don. En France, le prélèvement ne peut pas se faire sur une personne qui était contre le don. d’organes : adolescents comme retraités, tout le monde peut donner son accord au prélèvement d’organes et de tissus sur son corps après la mort.
La mort correspond à la destruction totale et irréversible des fonctions de l’encéphale, à savoir l’ensemble
formé par le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral.
Le constat de mort repose sur trois observations cliniques : l’absence totale de conscience et de mouvements, la disparition totale des réflexes du tronc cérébral, l’absence de respiration
spontanée.. Aucun problème de santé ne constitue non
plus un obstacle a priori au don.
Pour les mineurs, l’autorisation des parents ou des tuteurs légaux est indispensable au don.
Tous les âges sont concernés
Aujourd’hui, le prélèvement est possible à tous les âges. S’il est vrai qu’un cœur est rarement prélevé après 60 ans, les reins ou le foie peuvent l’être sur des personnes beaucoup plus âgées. 29 % des reins greffés proviennent aujourd’hui de donneurs qui ont plus de 60 ans.
Inversement, quand un enfant décède, ses parents peuvent tout à fait autoriser le prélèvement de ses organes. Leur petite taille permettra vraisemblablement de greffer un autre enfant.
En 2008, 2,2 % des donneurs avaient moins de 16 ans, 30,1 % de 16 à 45 ans, 34,2 % de 46 à 60 ans et 33,5 % plus de 60 ans.
Aucun état de santé n’est un obstacle a priori
Il n’y a pas de conditions de santé à remplir pour donner. Le prélèvement peut être envisagé même sur certains donneurs sous traitement médical, ou qui ont des antécédents médicaux lourds. Les médecins sont seuls juges, au cas par cas, de l’opportunité du prélèvement.
Le cas des mineurs
Jusqu’à 18 ans, ce sont les parents ou les tuteurs légaux qui prennent la décision de prélever. Néanmoins, si l’enfant avait fait part d’une volonté personnelle sur le don d’organes, dans la plupart des cas, elle est prise en compte.
Les chiffres donnés sont les résultats préliminaires de l’activité de prélèvement et de greffe sont le remplacement, au moyen d’un acte chirurgical, d’un élément du corps humain qui ne fonctionne plus par un élément du corps humain qui fonctionne correctement. Cette technique envisagée par les médecins lorsque plus aucun autre traitement ne marche. d’organes pour 2008. Les chiffres définitifs seront précisés ultérieurement.
Les différentes étapes
Dans un timing compté à la minute près, chacun sait ce qu’il doit faire. Cette coordination entre les acteurs est indispensable pour que les organes qui ont pu être prélevés soient greffés dans les meilleurs conditions.
C’est une chaîne de vie : la chaîne du don.
Quand on parle de don d’organes ou de tissus, on fait référence à la volonté de la personne qui va être prélevée. Quand on parle de prélèvement, on fait référence à l’acte médical qui est rendu possible par le don. En France, le prélèvement ne peut pas se faire sur une personne qui était contre le don. à la greffe ;
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